Bienvenue dans la Safe Place Equine,
moi, c’est Aurélie.
Pourquoi la sécurité du cheval est une priorité pour moi ?
Sans parler de l’aspect personnel que j’accorde à la confiance, que je donne assez rarement aux bipèdes, dans ma relation aux chevaux, j’ai rapidement compris, quand j’ai commencé à travailler avec les chevaux, à quel point ils pouvaient se sentir mal avec l’humain.
Mais surtout, je suis moi-même passée par la peur de perdre le contrôle, ou de ne pas être à la hauteur, ou de ne pas être entendue dans mes limites, bref, j’ai expérimenté sous diverses formes la peur, et j’ai décidé que non seulement je ne voulais plus qu’elle me contrôle, mais surtout, je ne supportais plus de la percevoir chez un cheval.
Il y a des milliers de situations où le cheval devrait, pourrait ne pas avoir peur, si l’humain daignait voir derrière ces silences lourds de messages les émotions des chevaux.
J’ai compris aussi rapidement que ce qui justifiait la maltraitance animale était bien souvent la peur de l’humain de perdre le contrôle, la face, la performance avec les chevaux, et que cela nuisait considérablement à ces êtres si généreux mais trop souvent incompris.
Du coup, je me suis formée.
Et mon coeur m’a poussée à prendre soin, le plus possible, de l’émotionnel des chevaux qui venaient à moi, autant que de leur corps, de leur mental, que de celui de leur humain.
Donc me voilà ici, à vous offrir ce qui me semble être la base dans la relation humain cheval, ce qui devrait être communément admis, pratiqué et transmis.
Pourquoi la sécurité avant tout ?
Parce qu’un cheval en sécurité, c’est tip top génial, mais ça garantit aussi un humain, des humains autour en sécurité.
Du coup, moins besoin de coercition, de matériel toujours plus dur, de pratiques avilissantes pour le cheval, et plus d’écoute et de respect de la part de cet animal qui se dit le plus intelligent sur Terre : NOUS.
Face au stress, à l’insécurité, nous sommes comme les chevaux : nous perdons accès à nos pleines capacités physiques, mentales et relationnelles, nous passons en mode survie. Tout notre corps oriente son énergie vers la protection : pas l’adaptation, l’apprentissage, la découverte, la joie. NON, la peur, l’anxiété, la colère guident nos comportements.
Et comment peut-on être en relation si ces états sont majoritaires dans le duo ?
Et si on repart d’une évidence simple : le cheval est une proie.
Pas un outil, pas un partenaire, pas un animal fait pour porter, obéir ou être à notre disposition. C’est un animal dont le système nerveux est façonné, au fil des millions d’année d’évolution, autour d’une seule priorité : survivre.
Son cerveau traite en permanence une question fondamentale : suis-je en danger ?
Le cheval fait partie des animaux dont le temps de réaction est le PLUS RAPIDE. Il est de 0.3 seconde, alors que le nôtre est de 1 seconde ( une éternité).
Et cette question passe avant toutes les autres : coopérer ? apprendre ? manger ?
Petit rappel biologique
Quand un cheval perçoit une menace, réelle ou supposée, son système nerveux autonome bascule en mode protection. L’amygdale s’active, le cortisol monte et toutes les ressources de l’organisme se concentrent sur une seule chose : fuir, se figer ou se défendre. ET C’EST TOUT.
Dans cet état, aucun apprentissage n’est neurobiologiquement possible !
Ce n’est pas de la mauvaise volonté ni du mauvais caractère. Le cortex préfrontal impliqué dans la mémorisation, l’association, la résolution de problème est mis en veille. Le cheval ne peut pas intégrer ce qu’on lui demande s’il est en vigilance, en mode survie.
Mais nous non plus à vrai dire.
Ce que ça change dans mon approche ?
Là où il y a pléthores de méthodes qui sont orientées vers : comment lui apprendre ce que je veux ?
Safe Place Equine part d’une question différente : est-ce qu’il est dans un état qui lui permet d’apprendre ? Qui fait qu’il se sente bien dans notre relation ? Qu’il n’ai pas à se protéger de moi ?
Une précision importante
La sécurité dont je parle ici n’est pas réservée aux chevaux sensibles, traumatisés ou difficiles.
Tous les chevaux ont ce besoin, quelle que soit leur race, leur âge, leur discipline, leur histoire. Et c’est finalement valable pour TOUS les êtres vivants.
Ce qui varie d’un cheval à l’autre, c’est le seuil à partir duquel ils basculent en alerte, la vitesse à laquelle ils récupèrent et la façon dont ils expriment leur inconfort, leur stress.
Mais le besoin, lui, est universel.